
Ilet Alcide
Ilet Alcide

Ilet Alcide
Pour aller à l’Ilet Alcide, Il faut prendre la route sinueuse du Guillaume qui monte vers les hauts de Saint-Paul. A mi-chemin du Maïdo, on s’engage à gauche vers la forêt de Sans Souci sur cinq kilomètres avec l’impression de quitter peu à peu le monde urbain.
Très vite, nous nous enfonçons dans la forêt de cryptomérias, haute et silencieuse, laissant filtrer une belle lumière entre les troncs élancés. Le chemin, bien balisé, large au départ, devient progressivement plus étroit et plus sauvage. Il descend doucement vers de petites ravines, puis remonte progressivement, sans difficulté majeure. Au fil de la marche, le sol se couvre de racines et de feuilles humides, l’air devient plus frais. On entend parfois le chant des oiseaux, discret mais présent. La végétation change peu à peu, laissant apparaître de magnifiques tamarins des hauts, impressionnants par leur âge et leur taille. L’un d’eux a plus de quatre-cents ans. (photo 8)
En arrivant au point de vue des Terrasses, le paysage s’ouvre soudainement vers la rivière des Galets au fond de la vallée et Le Port avec ses immenses grues qui déchargent les portes-containers. Quel panorama ! Le sentier de droite mène vers les reliefs escarpés du cirque de Mafate. On poursuit ensuite vers l’îlet Alcide. L’endroit est calme, presque hors du temps, marqué par une atmosphère de solitude. Le silence y est profond, incitant à la sieste ou à la méditation, on se croirait au bout du monde.
Il est dit qu’un esclave marron Mafouta, qui donna son nom à Mafate, s’installa ici.
C’est Vincent Clain Alcide, venu de Salazie pour cultiver le géranium qui donna son nom à l’Ilet ( La Réunion, 150 ballades de Maéla Winckler et Stéphane Benard)
Texte photo 8: Le tamarin de Bois de Nèfles
Cet admirable tamarin des hauts dresse ses branches du haut de ses 19 m et domine une grande partie de la réserve biologique.
Agé de plus de 400 ans, d'une circonférence de 3,89 m, cet ancêtre de la forêt possède un tronc remarquablement droit qui s'étend sur 9 m.
Cet arbre, agressé par de nombreux cyclones a vu passer les premiers habitants de l'île et sans doute les esclaves marrons venus ici pour se cacher.










