
La forêt de Bois Blanc

La forêt de Bois Blanc
Départ au lever du jour vers la forêt de Bois Blanc à Sainte-Rose, le vtt est prêt et le sac à dos rempli de matériel photo.
L’objectif aujourd’hui: capturer les orchidées sauvages sur les hauts du plateau.
Le sentier démarre devant la maison forestière et s’enfonce rapidement dans la forêt de bois de couleur. La première partie goudronnée permet de monter assez vite puis la piste sombre et humide devient plus technique. On ralentit instinctivement devant les cailloux, les petits filets d’eau et les racines qui traversent le chemin.
La forêt de Bois Blanc est un monde à part. Les jamrosats dessinent des arches au-dessus du chemin, et les troncs sont tapissés de mousses épaisses et de plantes épiphytes.
A la sortie de la forêt, la première orchidée apparaît presque par surprise. La Beclardia macrostachya, petite fleur blanche accrochée à une branche retient encore une goutte de rosée. On pose le vélo, on sort l’appareil et le pied. Le silence devient total, seulement troublé par le clic léger de l’obturateur. La lumière est douce, filtrée par le feuillage, idéale pour révéler les détails. Plus loin, d’autres orchidées se dévoilent. Certaines rosées, d’autres tirant vers le violet, parfois groupées, parfois isolées. Les orchidées semblent encore plus nombreuses... "presque invasives".
À mesure que le soleil monte, la lumière change. Les contrastes deviennent plus marqués, les couleurs plus vives, et puis on rencontre les premiers visiteurs qui viennent bavarder. C’est fini pour les photos.
Le nom du site (Publication du Conservatoire du littoral)
Le nom du site se rapporte directement à une espèce caractéristique de ce type de forêt : le Bois blanc (Hernandia mascarenensis). Cet arbre présente la particularité étonnante d’être hétérophylle, c’est à dire que ses feuilles juvéniles sont tout à fait différentes des feuilles adultes : les juvéniles sont palmées tandis que les adultes sont en forme de cœur. Très commun deux siècles auparavant, il s’est depuis raréfié au point d’être aujourd’hui menacé d’extinction mondiale : on ne compte plus qu’une centaine de pieds adultes en milieu naturel.










