De Notre Dame des Laves

à l'Anse des Cascades

De Notre Dame des Laves à l’Anse des Cascades par le sentier des pêcheurs.

Ce sentier côtier démarre de l’église de Piton-Sainte-Rose, connue mondialement depuis l’éruption de 1977 pour arriver au site naturel du petit port de l’Anse des Cascades avec sa forêt de palmiers patte d’éléphant et ses chutes d’eau plus ou moins alimentées selon les saisons. Le sentier longe le littoral, souvent venté par les alizés, et offre, au gré des vagues se fracassant sur la roche basaltique, un spectacle à vous couper le souffle..

Notre Dame des Laves

L’église actuelle de Piton-Sainte-Rose fut construite en 1958. Auparavant, c’était une chapelle en bois avec un clocher de pierre datant de 1927. En 1948, le cyclone du siècle ne laissa aucune chance à la petite chapelle de bois.

L’éruption a débuté le 24 mars 1977 dans l’Enclos Fouqué au-dessus de la Plaine des Osmondes.

Le 5 avril, de nouvelles fissures s’ouvrent cette fois-ci en dehors de l’Enclos, une première au XX siècle. Une coulée se dirige vers Bois Blanc et une autre plus au nord vers Piton-Sainte-Rose.

C’est la panique, des maisons sont détruites, le plan orsec est mis en place…

Les habitants sont évacués sous une pluie battante, les bonnes volontés* viennent au secours des habitants de Bois Blanc pour les aider à déménager.

« Le 9 avril, une explosion se produit et l’activité volcanique reprend. La coulée passe à quelques mètres à droite de l’église, et finit sa course dans l’océan. Quelques 100 millions de m 3 d’une lave très liquide et très chaude (1200 °C) vont ainsi se diriger tout droit vers la RN2 pour atteindre très rapidement l’océan indien le 10 avril à 2h30 du matin.« Le 13 avril à 19h15, la lave s’avance sur le parvis de l’église de Piton Ste Rose, brûle le portail puis s’immobilise à l’entrée de la nef. Une dizaine de cases sont englouties, la gendarmerie et l’église sont comme deux îlots au milieu de l’immensité figée de basalte noir. » (extrait de l’ouvrage Au coeur de la Fournaise de Roland Bénard et Maurice Krafft).

Notre Dame des Laves sera restaurée en 1979 par le maître verrier Guy Lefèvre,  qui a réalisé les quinze vitraux relatant la coulée de lave.

* Pas toutes. L’épicier du village ne retrouvera qu’une partie de sa marchandise.