A voir, à faire, à connaître....

Aller à Cilaos

 

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, aller à Cilaos m’enchante toujours                                                      mais me « fader la route » c’est une autre affaire, non pas que je n’aime

pas conduire.  Pour être sérieux, il est difficile de regarder à la fois les                          

magnifiques panoramas  et la route. Les trois cent quarante cinq virages sont                                   exténuants  surtout au retour  dès la tombée de la nuit avec les phares des                                                     véhicules d’en face qui vous éblouissent.

Franchement, l’idéal aujourd’hui pour  aller à  Tsilaosa qui signifie « lieu où                                                  l'on est en sécurité » c’est de prendre un bus  alternéo  à Saint-Louis. Pour                                                  quelques euros, des bus presque toutes les heures, c’est donné, et le                                                   spectacle est garanti : on peut admirer les paysages sans faire attention à                                                     la route et frémir dans les tunnels… Ils sont bons les chauffeurs.  Il paraît                                                   que certains vont ensuite travailler à la RATP.

 

Avec des cordes.

Depuis toujours, aller à Cilaos a été un problème. Les premiers à s’y réfugier furent les esclaves qui s’étaient évadés de chez leurs maîtres. Certains se cachaient à l'Ilet à Cordes, qui devrait son nom au fait que les esclaves marrons utilisaient des cordes lancées depuis le haut des remparts pour accéder au plateau.

A pied, en chaise à porteurs.

Il fallait grimper par les sentiers pour accéder au cirque. Le chemin n’était pas de tout repos, une pente abrupte notamment vers Cap Noir, certains passages tellement vertigineux et resserrés qu’il était parfois difficile de se croiser avec d’autres marcheurs.  Dès la fin du XIXème siècle, avec le thermalisme, les plus riches se faisaient transporter en chaise à porteurs ou chaise à bricoles. Un savant calcul, en divisant le poids du porté par dix, permettait de connaître le nombre de porteurs nécessaires à la course. Un exemplaire de chaise est exposé à l’office du tourisme de Cilaos.

 

En charrette, en voiture, en car par la route.

Dès 1932, avec la route on a pu accéder au village en charrettes bœufs et avec les premières voitures pour les plus aisés. Une voiture était même arrivée en 1931. Cherchez l’erreur*.

Les cars courant d’air empruntaient eux aussi cette route périlleuse.

 

Aujourd'hui les plus courageux montent en vélo...

Chaises à porteurs Cilaos Ile Réunion
Ancienne affiche de la Maison du tourisme retrouvée en piteux état, recouverte par la végétation du coté du Pavillon.

Document: Mi aime a ou        

Photo : Car Courant d'air sur la Route de Cilaos   Photo N°1763.

 

Quatre liens intéressants

 

Les cars courant d'air

 

La route de Cilaos

Horaires des bus Alternéo

Pourquoi il ne faut rien changer Contribution d'un Cilaosien coutre le Projet de grande route (mars 2017)

*Une première voiture était arrivée à Cilaos en pièces détachées. Voir l'affiche.