Grand Etang

Dans la littérature. Théodore Pavie: voyageur, écrivain et orientaliste, né à Angers en 1811, mort en 1896.

Le Grand Étang est présenté comme l'un des sites où étaient autrefois installés des camps d'esclaves marrons par le texte littéraire de Théodore Pavie paru le 1er avril 1845 dans la Revue des deux Mondes sous le titre « Une Chasse aux nègres-marrons ». Le guide qui accompagne le narrateur au cours d'une excursion près de la source de la rivière des Marsouins lui assure à cette occasion que celui qui bordait le plan d'eau était « le moins inaccessibles de ces camps secondaires où ils ne s'établissaient qu'en passant et toujours avec défiance, parce qu'on n'avait pu les y surprendre ». Il précise que « de là, ils s'abattaient par la ravine Sèche sur les habitations de Saint-Benoît et de Sainte-Rose, et remontaient par la plaine des Cafres pour descendre dans les vallées de Saint-Pierre ». Il ajoute également que « le palmiste, qui croissait en abondance sur ces hauteurs, leur fournissait une nourriture facile », les fuyards ayant par ailleurs « planté des bananiers et quelques racines », aidés en cela par le soleil.

Sur ce, le guide raconte une expédition contre le camp à laquelle il prit part durant sa jeunesse alors qu'il n'avait que dix-sept ans. Quelques Noirs furent capturés, mais il se blessa, et un respectable chasseur d'esclaves fut emporté par un cours d'eau au terme d'un duel avec un fugitif malais qui tourna mal. Le gros de la bande de marrons parvint à s'échapper. Wikipédia
 

​Le 27 avril 1848, les 62000 esclaves réunionnais furent affranchis.  Sudel Fuma Esclaves et citoyens, le destin de 62 000 Réunionnais