Coulée de 2002

Photographies scannées sur tirages couleur 10x15

La première est toujours la plus belle. 

En  janvier 2012, nous étions à peine installés à la Réunion que le piton la pété.

Ce matin du 14 janvier, la radio nous annonce que les coulées du 5 janvier stoppées dans la plaine des Osmondes avaient migré et repartaient de plus belle en dévalant le flan est de l’enclos. Le petit déjeuner fut rapide et une heure après nous arrivions sur place. Les services municipaux de Sainte-Rose ont déplacé la vierge au parasol. Bien leur en a pris, puisque quelques heures plus tard, la coulée, emportant tout sur son passage, traversait la route et se dirigeait vers la mer. Le volcan nous a offert ce jour-là, comme on dit ici,  un spectacle tout feu tout flamme.  Que de surprises et d’émotions quand les poches de gaz explosent sous vos pieds, quand les odeurs de souffre vous arrivent au visage…

Vers 16 heures, nous suivons l’avancée de la lave qui nous entraîne au bord de l’océan et là c’est l’apothéose, le combat du feu et de l’eau. Le nuage de fumée de plusieurs dizaines de mètres de haut digne d’un champignon atomique avec ses explosions gazeuses et ses vapeurs rouges nous scotche là pendant plusieurs heures à admirer les forces de la nature…                              Nous étions aux premières loges…

Plus tard dans la soirée, en remontant vers la route on s’arrête à nouveau devant la coulée  et là on voit la rivière de lave emporter la case servant à l’industrie touristique pour vendre les produits locaux, sous les applaudissements des curieux ovationnant la résistance du pot de terre contre le pot de fer…

C’est alors que derrière moi j’entends « C’est le plus beau feu d’artifice de ma vie. »